Exploration - Production | - Qatar

Le renouvellement de la licence sur Al Khalij, une question de confiance

Témoignage écrit conjointement avec Xavier Delchiaro.

A partir de 2010, nous avons travaillé sur le renouvellement de la licence d’Al Khalij situé à 110 km à l’Est des côtes du Qatar. Depuis 2004, nous étions devenus l’unique opérateur de ce champ découvert en 1991 et dont la production avait débuté en 1997. Le PSA (Production Sharing Agreement), c'est-à-dire la licence d’exploitation arrivait à expiration en janvier 2014 et il était temps de renégocier les termes du contrat.  Nous avions chacun un rôle précis, Business Development Manager pour l’un et Responsable juridique pour l’autre.

Il faut d’abord rappeler qu’Al Khalij est un champ d’huile difficile à développer, sa géologie est complexe avec des variations fines de porosités. La production implique un important volume d’eau. Les qatariens avaient conscience de la qualité de notre travail malgré cet environnement compliqué. Les liens ont toujours été solides entre Total et Qatar Petroleum et nous savions notre expertise appréciée. Depuis plusieurs années déjà, des discussions sur les investissements futurs se multipliaient et nous devions nous entendre sur les termes de ce renouvellement de contrat en sachant qu’Al Khalij n’était plus dans une phase de croissance mais de déclin. Il fallait donc adapter les termes du contrat à cette deuxième vie du champ tout en anticipant les futures difficultés. Durant ces longues discussions, notre operatorship n’a jamais été remis en question, grâce à tous ceux qui nous avaient précédés.  Cela montrait aussi très clairement l’engagement de Total pour le Qatar.

Les réunions se sont multipliées, à raison de deux par semaine et  nous avons rapidement proposé un document d’une trentaine de pages, un binding Heads of Agreement. Il s’agissait d’un accord engageant avec un changement de régime, la concession, pour les 25 années à venir. Il faut savoir que dans le milieu pétrolier, on se met souvent d’accord sur une courbe de production future. L’une des réussites des négociations sur Al Khalij est que nous sommes parvenus à nous éloigner de ces paradigmes essentiels, courbe de production et prix du baril. Ce contrat devait résister à beaucoup d’incertitudes et la qualité des discussions engagées nous a permis de monter des contrats robustes qui couvraient le domaine des possibles et évitaient les divergences futures. Nous l’avons  signé avec deux ans d’avance sur la date d’expiration !

Ce travail d’équipe s’est fait dans de très bonnes conditions car nous étions dans une relation de confiance mutuelle.  Nous disposions d’une  très grande autonomie et nos interlocuteurs étaient à l’écoute. C’est assez rare de traverser deux années de négociations dans la sérénité et de sentir cette reconnaissance. Il ne faut jamais oublier qu’au Moyen-Orient la manière est tout aussi importante que le résultat. Total et Qatar Petroleum partagent des valeurs communes et  la parole donnée est fondamentale. La signature de cette nouvelle licence a donc eu lieu en octobre 2012 (effective le 1er février 2014). Aucun de nous n’était présent car nous avions déjà rejoint nos nouvelles affectations.  Travailler sur ce contrat fut une grande satisfaction et le champ qatarien d’Al Khalij semble avoir de beaux jours devant lui ; Total en est l’unique operateur jusqu’en 2039.

 

 

One Total, our values
Respect for Each Other

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