Electricité | - Espagne

Total Gas y Electricidad, une belle aventure humaine !

Mes premiers pas dans le Groupe ont démarré pendant mes  études, à l’occasion d’un stage chez Elf à la raffinerie de Milford Haven au Pays de Galles, ce qui m’a permis d’obtenir par la suite un poste de coopérant. Raffinage (modélisation économique, planification, exploitation), stratégie et cessions-Acquisitions, commerce…j’ai eu l’opportunité de porter différentes casquettes au cours de ma carrière. Autant d’expériences dont je me suis nourri pour mener le projet que je vais évoquer ci-dessous.

A l’été 2016 a été validé le projet d’ouverture en Espagne d’une filiale de commercialisation de gaz et électricité à destination des clients professionnels. L’idée initiale était de recruter un directeur général espagnol dès le début afin qu’il porte le projet. Suite au départ précipité du nouvel arrivant, j’ai hérité du projet. Je me rendais toutes les semaines à Madrid. Le rythme étant assez soutenu, il fallait s’organiser. Nous travaillions beaucoup pour pouvoir construire cette nouvelle entité.

Ce projet m’a tout de suite intéressé étant par nature attiré par la nouveauté, le changement. De plus l’Espagne est un pays que j’affectionne tout particulièrement et qui me correspond. Je parlais déjà la langue et  j’avais repris des cours juste avant de prendre ce projet.

Les 6 premiers mois ont consisté à construire les fondations, le système administratif (déposer les statuts, obtenir les autorisations, ouvrir un compte bancaire, trouver les bureaux…). Ayant auparavant géré des projets de réorganisation, j’avais l’avantage de connaitre le fonctionnement du Groupe et je savais où et comment solliciter les métiers support. J’étais très heureux de porter ce projet. Au départ, nous étions en petite comité : le responsable des opérations, recruté localement, une personne pour les aspects RH plus l’aide des équipes centrales de GRP le cas échéant. Tant que la filiale n’était pas créée nous ne pouvions pas embaucher. Pourquoi avoir choisi Madrid ? Capitale de l’Espagne bien sûr. Total était également déjà présent sur place, avec une filiale de commercialisation des lubrifiants. Ils nous ont hébergés au début et cela nous a beaucoup aidés ! Lorsque nous avions des questions juridiques ou financières, des problématiques RH spécifiques au contexte Espagnol, leurs équipes nous donnaient un coup de main (One Total avant l’heure !). Au mois de juin notre entité était formellement constituée et nous avons alors pu commencer à recruter les équipes. J’ai passé beaucoup de temps sur le recrutement, à organiser des interviews afin de raconter l’histoire de la création de la filiale, son ambition, et ainsi faire adhérer des personnes extérieures à ce projet.

Total est un grand Groupe, mais lorsque l’on s’installe dans un pays étranger sur le métier de commercialisation de l’électricité, ce n’est pas une évidence. En effet, dans l’esprit collectif, Total est encore surtout une major de l’industrie pétrolière et gazière. Il fallait également recruter des personnes qui puissent travailler ensemble dans un esprit d’équipe. Lorsqu’on lance une telle aventure, le travail de groupe est primordial ! Je faisais participer les nouveaux embauchés aux entretiens, afin qu’ils puissent être ambassadeurs du projet. Cela lui a permis de gagner plus de force et de poids. En novembre nous étions 30 collaborateurs. Il y avait une super dynamique : tous les 15 jours nous organisions une sortie entre nous afin d’accueillir les nouvelles recrues. Mon rôle était essentiellement de fédérer et grâce à ces sorties, les espagnols étant très festifs (!) , des liens se sont vite créés au sein de notre équipe. Quelle dynamique !

Au départ, parler espagnol était quelque peu laborieux pour moi (et pour mes interlocuteurs !) mais je me suis imposé dès le début de ne parler que la langue du pays. Une façon de respecter les espagnols et bien leur témoigner qu’il s’agissait d’un projet espagnol avec toute sa dimension culturelle. Je voulais éviter toute forme d’ « impérialisme »... Je souhaitais rester humble et ne pas arriver en terrain conquis. Ce fut l’une des clés du succès du projet. Les espagnols ont réellement apprécié mes efforts d’intégration.

Je suis un méridional, je crois que cela m’a aussi beaucoup aidé car j’avais des affinités avec les espagnols. Par exemple, déjeuner entre 14h30 et 15h ou dîner après 22h ne me dérangeait pas. Par ailleurs, il y a des codes qu’il faut découvrir par soi-même. De temps en temps, il m’arrivait de commettre quelques maladresses et il est fondamental de garder ses antennes ouvertes pour capter les signaux faibles. Je demandais également à l’équipe de m’alerter sur tout comportement inadapté à la culture Espagnole. C’est très enrichissant ! Par exemple, les espagnols sont très fiers et pour eux l’honneur est une valeur importante. Ainsi, lorsque nous, français (un peu Gaulois !) , nous sommes en désaccord, nous en débattons sans offense. Mais chez les espagnols on ne peut pas dire les choses publiquement de manière directe car pour eux, cela peut être interprété comme une remise en cause de leur statut ou de leurs compétences. Un autre exemple, lors des réunions d’équipe, impossible de démarrer avant d’avoir échangé des banalités durant le premier quart d’heure ; c’est une façon de tisser du lien, une tradition chez les espagnols ! Début novembre a marqué une étape importante dans notre projet : nous avons obtenu la licence de commercialisation, et nous avons également pris possession de nos propres bureaux. Cette étape a matérialisé la naissance de Total Gas y Electricidad. Nous avons agencé un Open Space, composé d’un coin détente ouvert avec des canapés. Nous souhaitions attirer les jeunes pour leurs compétences dans les domaines commerciaux et digitaux. L’esprit start-up ! A la fin de l’année 2017, le moment était venu pour moi de passer le flambeau à Charo, la directrice générale nouvellement recrutée. J’avais à la fois la fierté du devoir accompli et un petit pincement au cœur (c’était mon « bébé » que je quittais)

De ce projet, je retiens l’esprit collectif, l’aventure humaine et le bon état d’esprit. Par ailleurs, un projet ne vit et ne se développe que lorsqu’un groupe de personnes unies y participent et adhèrent aux objectifs. Ma plus grande satisfaction a été d’avoir réussi à fédérer les salariés au projet. Aujourd’hui je fais certainement  plus attention à ces détails dans mon fonctionnement professionnel. Les projets gérés par moi seul me captivent beaucoup moins. Je préfère travailler en équipe et je recherche avant tout l’histoire et l’aventure humaine.

One Total, our values
Pioneer Spirit, Stand Together

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