Exploration - Production | - Qatar

Dolphin Energy, de la conception à la réalisation

Dans le milieu pétrolier, c’est rarissime de travailler sur la partie conceptuelle d’un projet avant de le concrétiser dans sa globalité. Ce fut pourtant le cas avec Dolphin Energy. Nous sommes partis de zéro et nous avons réalisé exactement ce qui était prévu ! 

En mai 2002, j’étais en mission pour une étude d’avant-projet en Syrie et on m’a proposé un poste au Qatar sur Dolphin Energy. Je connaissais déjà l’existence de ce futur gazoduc qui relierait Abu Dhabi au Qatar car une équipe d’avant-projet était basée à Paris. J’ai dû me dépêcher d’envoyer mon CV avant qu’on me demande de sauter dans un avion pour Abu Dhabi où j’étais attendu pour des entretiens avec Lionel Levha représentant TOTAL, ceux d’UOG et d’Occidental. Il fallait  se mobiliser très vite et je me suis installé à Doha en juillet 2002 dans un tout petit bureau pendant que mon épouse organisait le déménagement et les écoles de nos enfants.  A mon arrivée, j’ai du m’adapter très vite au poste car Dolphin opérait depuis Doha deux appareils de forage  d’appréciation (Raniworo et Jimmy Pucket) qui effectuaient les forages d’appréciation au large sur le champ géant offshore du North Dome. Nous n’étions que six dont une personne qui représentait la société américaine Occidental  et deux employés locaux.

Après la fin de la campagne d’appréciation, les discussions auprès de Qatar Petroleum ont duré environ une année pour finalement recevoir l’obtention des blocs demandés. L’atmosphère était  tendue car mon prédécesseur était parti plus tôt que prévu et nous étions dans une petite OPCO (Operating Company) fraichement créée qui ne pouvait pas avoir les mêmes relations avec la maison TOTAL que dans une filiale du groupe... Heureusement, nous étions tous des professionnels déjà très expérimentés et cela nous a permis de convaincre  nos partenaires sur des sujets techniques. Nous avons mis à profit cette année pour préparer l’ingénierie de la campagne de forage en s’appuyant sur les projets précédents Qatargas, South Pars 2 3  et les forages d’ENI et de Statoil.  En parallèle,  il a fallu mobiliser une équipe géosciences et une équipe forage/logistique à Doha. Les appels d’offres ont été lancés tant pour le projet que pour les opérations de forage à une période de bas prix avant l’envolée des prix quelques mois plus tard. Suite à la soumission de notre demande de blocs à Qatar Petroleum en octobre 2013, ceux-ci ont été attribués en quelques semaines. Dolphin devenait un vrai projet et nous avons enfin été perçus un peu différemment

Une fois  les travaux lancés, il fallait construire une usine, un pipeline export, deux sea-lines et deux plateformes, rien que ça ! Nous étions environ une trentaine de détachés Total pour une centaine d’employés Dolphin.  En juillet 2007, nous avons complété  tous  les puits avant que l’usine ne démarre. Au total, 24 puits producteurs et 2 puits injecteurs d’eau ont été livrés aux exploitants. La production  de gaz était de 74 millions de m3 par jour et 95 000 bbl (baril) de condensats. Cette production équivaut à une production équivalente de 500 000 bep (baril équivalent pétrole) par jour !  Le démarrage s’est très bien passé. Nous avons rapidement produit ce qui était prévu.

J’ai eu beaucoup de  chance de travailler sur ce projet qui m’a permis de mettre en œuvre ce que nous avions imaginé sur le papier. Ce fut une très bonne période car il y avait une vraie cohésion de groupe. Nos épouses s’entendaient très bien et nous avons passé cinq belles et intenses années.

One Total, our values
Pioneer Spirit, Performance-Minded, Stand Together

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