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Allez les filles !

Sans se concerter et sans se connaître, en 2016, elles décident de devenir marraines de l’association « Elles bougent ». Objectif : aller à la rencontre des collégiennes et lycéennes pour les encourager à faire des études scientifiques et techniques. Marie Planckaert, ingénieure réservoir, est revenue au CSTJF (Pau) en 2015, après deux expatriations, en Norvège et au Canada. Blandine Cailly, head of DATAGATE pour IGR, a été recrutée par Total en 2014, après plusieurs missions pour le Groupe au Nigéria, en Ecosse et au Congo. Toutes deux sont diplômées de l’Ecole Nationale Supérieure de Géologie de Nancy. Ensemble, elles s’attaquent aux stéréotypes genrés qui ont la vie dure, quel que soit le milieu social ! 

 

« En 15 ans, rien ou presque n’a changé »

« A l’issue de mes études, je pensais la parité acquise », explique Marie Planckaert qui prépare sa prochaine expatriation au Qatar. « S’il n’y a plus de discrimination à l’embauche, dix ans plus tard, à expérience égale, le frein à la promotion reste réel pour les femmes. Le fameux plafond de verre ! Après 15 ans dans le Groupe, je constate que la balance pèse encore largement du côté des hommes qui accèdent plus facilement, plus vite et en plus grand nombre aux fonctions à responsabilités. Cette photographie d’un autre temps m’a donné envie d’agir ! La présentation de l’association « Elles bougent » au CSTJF par des marraines du groupe Safran a été déterminante. L’idée de faire la promotion du métier d’ingénieure dans les établissements scolaires de la classe de 3ème aux prépas – à travers mon expérience, m’a séduite ».

 

« Le poids de la famille, des enseignants et de la société »

« Un des enjeux de notre action, c’est que demain il y ait beaucoup plus de femmes dans les postes à responsabilités », complète Blandine Cailly. « La parité dans les fonctions de management est essentielle pour que le métier d’ingénieur(e) ne soit plus masculin par nature, pour éviter la reproduction d’un schéma encore ancré dans les mentalités. Par simplicité, les hommes aux manettes ont tendance à choisir des hommes… En tant que marraines, nous rencontrons des collégiennes et lycéennes, de 14 à 18 ans. Je suis moi-même surprise – en 2019 – des freins qui sont évoqués par ces jeunes filles : longueur et difficulté des études d’ingénieure, peur d’être en échec, métier de garçon, compatibilité avec la vie familiale, choix déconseillé par les parents ou… les enseignants, crainte de partir à l’étranger... Très clairement, à 15 ans, les garçons se voient en maîtres du monde alors que les filles se projettent souvent dans les tâches domestiques ! Pourtant elles sont aussi nombreuses que les garçons à passer un bac S et obtiennent de meilleurs résultats ».

 

« Des modèles pour susciter des vocations »

Derrière chaque marraine « Elles bougent », il y a un modèle, une réussite, une histoire de femme qui a trouvé sa place dans la société via les sciences. Des ingénieures passionnées par leur métier qui ont à cœur de partager leur parcours de façon très concrète. Durant l’année scolaire 2018-2019, nous sommes allées dans plusieurs lycées (Tarbes, Pau, Mont-de-Marsan, Bayonne) pour la Journée des Sciences de l’Ingénieur au Féminin et dans le cadre de l’orientation professionnelle. Nous avons aussi rencontré les élèves de 3ème du collège Jeanne d’Albret à Pau et animé un stand « Elles bougent » à l’occasion des Journées Portes Ouvertes du CSTJF… Nous abordons tous les sujets : orientation, études, écoles, passerelles, marché de l’emploi, métiers, qualités requises, salaires, horaires, vie familiale… Mesurer l’impact de notre action est complexe, nous bousculons les idées reçues et nous incitons les jeunes filles à se poser des questions et dépasser les clichés. Parfois, les garçons sont associés, parce que le changement passe aussi par eux, parfois on ne rencontre que les filles pour préserver leur liberté d’expression ».

 

  • « Elles bougent » est adossé au réseau interne TWICE
  • 25 marraines actives au CSTJF (Pau)
One Total, our values
Respect de l'autre, Goût de la performance, Force de la solidarité

1 Commentaire

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CAMILLE FOUGEROL · jeu, 07/18/2019 - 18:12

Une Association dans laquelle tout le monde peut participer: les collaboratrices en tant que marraines, les collaboratuers en tant que point relais pour faire connaître nos actions et les soutenir. Merci pour vos beaux témoignages Blandine et Marie!

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