Exploration - Production | - Angola

En Angola, nous construisons l'avenir

Ce témoignage de Christophe de Margenie est repris du livre  "TOTAL EP EN ANGOLA - PIONNERS EN 1953 - LEADERS EN 2013"

« Total en Angola, c’est une des plus belles aventures du Groupe. Trois équipées, d’abord parallèles et concurrentes, celles de Fina, de Elf et de Total, arrivées sur place séparément et qui ont fini par s’unir. Trois séries d’histoires humaines très fortes, faites de défis et d’exploits techniques. Elles nous ont donné une de nos plus solides expériences et elles ont permis de faire aujourd’hui de Total E&P Angola un des piliers de notre entreprise. C’est Petrofina qui a ouvert la voie à terre, en 1953. Pour Total, l’aventure offshore commence au début des années 80. À l’époque, Elf a fait les premières découvertes les plus intéressantes, notamment avec le bloc 3. Nous étions avec l’ancienne équipe de Total sur le bloc 2, avec Texaco comme opérateur. Il y a eu également l’exploration sur le bloc 6, en face de Luanda. Bloc déclaré sec mais on a poursuivi, sans jamais se décourager. J’y ai pris ma part. Il faut se souvenir qu’après l’indépendance et la guerre civile, Luanda manquait de tout. Il a fallu pallier bien des manques. Avec l’installation du premier bureau, puis d’un baraquement qui a servi d’hôtel à Total, où les réservoirs d’eau se remplissaient la nuit dans un vacarme de tonnerre. Nous avons ensuite créé un restaurant, avec un chef français, vite devenu célèbre. Nous y invitions nos amis angolais et même nos concurrents, qui adoraient ça. Je me souviens que sa spécialité, c’était les cuisses de grenouille. Je n’oublie pas non plus notre premier petit supermarché, ouvert à tous les expatriés, pas seulement à nos collaborateurs, où l’on trouvait tous les produits français de base. Tout cela aidait à vivre au mieux la fabuleuse odyssée technologique dans laquelle nous étions engagés.

Le début de l’aventure pétrolière en Angola ce fut Petrofina, qui a ouvert l’onshore. Je note d’ailleurs que ses permis, vendus il y a quelques années, produisent encore. Puis ce fut le début de l’exploration offshore. Et surtout, dans le début des années 90, l’ouverture du deep offshore auquel personne ne croyait… personne ! En l’occurrence, c’est Elf qui a fait le vrai break-through en dix ans, alors qu’on ne savait pas encore, à ce moment‑là, comment on allait opérer par des profondeurs de 1 400 ou 1 600 mètres, comme sur Girassol. Il en fallait du nez et de l’aplomb pour prendre des permis sans vraiment savoir si on allait trouver quelque chose et surtout si, par la suite, nous saurions le développer. C’était cela aussi l’esprit pionnier : poursuivre, en conservant la volonté et l’audace. On n’attend pas de savoir si on peut “développer” pour prendre un permis. Et si, in fine, on n’y arrive pas – le plus rarement possible –, au moins on aura essayé ! C’est toute l’aventure de Girassol, le premier gros gisement mis en production dans le cadre de la nouvelle société Total-Fina-Elf. C’est aussi l’histoire du premier grand hub du fameux bloc 17. Évidemment, si on fore trop de puits secs, il ne faut pas s’obstiner, mais il faut avancer avec la même détermination, rigoureuse et responsable, dont ont fait preuve ceux qui, en Angola, ont véritablement fait prendre à Total son virage deep offshore. Ces réalisations ont non seulement permis au Groupe de voir reconnue formellement par la profession la haute compétence technique de ses ingénieurs – en remportant par exemple l’Award IPTC de Pékin et un prix à l’Offshore Technology Conference de Houston –, mais elles nous permettent surtout d’être appelés aujourd’hui sur des projets comme Libra, au Brésil. L’histoire est extraordinaire : nous avons pris des blocs en deep offshore sur l’antesalifère angolais parce que nous pensons qu’il s’agit du même faciès géologique que celui mis en évidence au Brésil. Et pendant cette exploration en Angola, grâce notamment à notre connaissance de grand développeur de projets offshore, nous pouvons intégrer le projet brésilien comme partenaire de Petrobras, dans le cadre de leur stratégie d’ouverture de leur propre antesalifère. Sur tous les plans, ce croisement est fabuleux. Disons-le clairement : Libra, le Brésil, c’est beaucoup grâce à l’Angola. C’est là notre véritable récompense ! Aujourd’hui, nous sommes le premier producteur de pétrole en Angola et nous espérons bien le rester. Mais attention, être “N°1” n’est pas une fin en soi. Ce qui compte, c’est de conserver la qualité de la relation établie avec ceux qui nous permettent d’exploiter leurs ressources…

Nos équipes de Total E&P Angola doivent relever au moins trois défis. D’abord profiter de notre présence, ancienne et soucieuse des intérêts angolais, pour s’y développer encore. Et sur ce point, j’insiste sur l’exploration qu’il faut toujours pousser, car c’est préparer l’avenir. Je pense à ce qui se fait sur la Kwanza, par exemple. Une exploration faite de promesses à partir de laquelle le développement de notre filiale va se perpétuer. Mais nos équipes doivent penser ce futur en tenant compte – deuxième défi – de cette exigence impérieuse que je ne cesse de rappeler à tous dans le Groupe, en Angola et ailleurs : maîtriser nos coûts ! Le premier atout dont elles disposent, c’est leur connaissance du pays. Total en Angola, c’est une société angolaise avec un actionnariat Total. Elle se développe localement, notamment grâce à nos collaborateurs angolais dont nous continuons à assurer la formation, avec l’aide de “l’École Total”. Nous avons aussi contribué à la naissance de plusieurs lycées. Troisième défi enfin : la sécurité et le respect des engagements de Total en matière de développement durable, de réduction des rejets de gaz à effet de serre, de bonne gestion des eaux usées… Cette obsession impose à nos collaborateurs d’intégrer plus que jamais nos nouvelles techniques et procédures dans l’architecture même de leurs projets. C’est en Angola que Total met au point son école du progrès en matière d’évolution de la production deep offshore. Nous sommes au cœur de la Culture Total : des exigences en matière technologique, comme en ce qui concerne la qualité de notre partenariat avec les parties prenantes et en particulier avec le pays producteur. L’État angolais et Sonangol – auxquels je rends hommage et avec lesquels nous avons des relations de confiance – nous reconnaissent comme un partenaire de long terme. Chez Total, nous n’oublions pas notre histoire. Celle d’une société qui était petite, de débuts modestes et difficiles. Aujourd’hui, c’est probablement le pays où nous développons les investissements les plus high-tech.

En Angola, avec l’innovation, nous préparons demain ! »

One Total, our values
Sécurité, Respect de l'autre, Esprit pionnier, Goût de la performance, Force de la solidarité

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