Vie de la société | - Total France

La visite de Thierry Desmarest à l’usine de Lacq, dès le début de la fusion : un geste riche de symboles

3 questions sur la fusion TOTALFINA et ELF...

Comment avez-vous vécu la fusion au quotidien ? 

Les premiers jours ont été sous le signe de la surprise. En tant que responsable de la production du Groupe des Unités Ouest, une des nombreuses unités de l’usine de Lacq opérée par Elf Aquitaine Production à cette époque, je me retrouvais dans le camp des ‘’rachetés’’. Cela dit, concrètement, notre travail avec tous mes collègues du site était de faire tourner cette énorme usine, avec des unités très sensibles au niveau de la sécurité, en raison notamment d’un gaz extrêmement dangereux, le sulfure d’hydrogène. C’était de loin la priorité des priorités, nous restions donc focalisés sur notre mission, loin du processus de fusion en cours. J’ajouterais que nous sommes tous des professionnels et qu’il n’y a pas 36 manières de démarrer un compresseur ou de forer un puits, ce qui empêche des discussions sans fin. De fait, les exigences de nos métiers nous ont permis de passer outre les divergences culturelles. Nous avons été capables de percevoir la richesse qu'apporte la conjugaison des différences. Par ailleurs, ce qui a facilité les choses, c’est que très vite, les personnels ‘ex-TotalFina’ étaient envoyés dans des filiales ex-Elf et vice-versa, accélérant le mélange des équipes.

 

Comment avez-vous trouvé vos marques au sein du nouveau Total ?

Assez facilement à vrai dire. Il se trouve que, dans mon poste précédent, j’étais ingénieur Opérations, détaché chez Total Oil Marine en Écosse, sur le terminal de St-Fergus, à 45 min en voiture d’Aberdeen. J’y ai passé pratiquement deux années pendant lesquelles j’ai rencontré d’autres staff de Total, avec qui je travaillais au jour le jour. Nous faisions les mêmes activités et nous nous sentions tous appartenant à la famille de la production, des exploitants. Nous sommes devenus collègues et nous le sommes restés aujourd’hui encore. Les seules difficultés potentielles ont pu être liées à des problèmes de personnes, mais je pense que cela s’est traduit par très peu de départs, tant du côté des ‘ex-Elf’ que des ’ex-Total’.

L’enjeu n’était plus de se battre entre concurrents français mais de travailler en équipe, donnant une solide image de professionnels. C’était d’autant plus motivant que TotalFinaElf couvrait quasiment toutes les régions pétrolifères sur les cinq continents. C’était grisant et ouvrait beaucoup de belles opportunités.

 

Quel est le souvenir le plus marquant que vous conservez de cette période ?

Pour moi, c’est incontestablement la visite de Thierry Desmarest à l’usine de Lacq. Il est venu la visiter dès le premier jour où le processus de la fusion – complexe à beaucoup d’égards – lui en donnait la possibilité. Venir dans le site historique de Elf et rencontrer les personnes qui ont fait l’entreprise à partir de cette découverte majeure datant de 1951, j’ai trouvé ce geste à la fois noble et riche de symboles. Il venait là où l'aventure avait commencé, pour engager un tournant historique. Un groupe de VIP lui a fait faire le tour des diverses salles de contrôle pour une présentation des activités du site et il a pu discuter avec les opérateurs et techniciens. Ensuite, on a pu échanger plus d’une heure avec lui, autour d’un pot, dans une ambiance très sereine, ouverte, sans aucun mot mal choisi ou attitude inappropriée. J’ai su très vite que TotalFinaElf était sur de bons rails !

 

One Total, our values
Sécurité, Respect de l'autre, Esprit pionnier, Goût de la performance, Force de la solidarité

Commentaires

Pour commenter ce témoignage, connectez-vous ou créez un compte.

Vous souhaitez partager votre expérience en lien avec ce témoignage ?

comment-outline Compléter ce témoignage

Vous avez également contribué à l’Histoire de Total ? Partagez votre témoignage !

comment-outline Participer à la galerie de témoignages