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Le "grand arrêt" sur la plateforme de Carling

La réglementation impose de réaliser régulièrement ce qu’on appelle un « grand arrêt ». Cela consiste à arrêter une unité pour inspecter ses équipements et confirmer qu’elle peut redémarrer en exploitation, réaliser des travaux de maintenance et des investissements. Grâce à la reconnaissance de notre service inspection par la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement), ces grands arrêts de maintenance ont lieu tous les six ans.

Le dernier grand arrêt décennal de maintenance a eu lieu en 2013, sous le nom de « l’arrêt TOPAZE », en référence aux noces de topaze qui célèbrent 44 ans d’une union : l’âge du vapocraqueur 1 au moment de l’arrêt. Il concernait à la fois le vapocraqueur 1, l’atelier des essences 1 et les inter-unités, c’est-à-dire les tuyauteries entre le stockage et les unités. L’objectif : procéder à des travaux réglementaires, de maintenance et de fiabilisation.

En novembre 2011, la préparation d’arrêt débutait et en avril 2013, les premières actions de mise à disposition du vapocraqueur avaient lieu. Un arrêt d’une telle ampleur s’organise autour de plusieurs étapes. La première, qui débute jusqu’à deux ans en avance, est la définition par le service inspection et l’exploitation du « scope des travaux ». C’est la liste des travaux qui seront réalisés pendant l’arrêt. C’est également à ce moment que sont décidés les travaux de maintenance qui seront effectués ainsi que les projets d’amélioration. La seconde phase consiste à consulter et choisir des entreprises partenaires. Ce choix, fait en collaboration avec le service des achats, est très important car il s’agit de sélectionner des entreprises en qui nous avons confiance pour réussir notre arrêt. La troisième étape concerne la préparation du chantier : identifier tous les points d’intervention, définir les modes opératoires pour garantir la sécurité, suivre les approvisionnements de matériels, etc. Quatrième étape : l’arrêt en lui-même. Pour l’arrêt « Topaze », 1200 salariés de Total et des entreprises partenaires évoluaient sur le chantier. L’objectif premier est la gestion des coactivités, certaines opérations (principalement les levages en hauteur) nécessitaient de stopper tous les travaux dans une zone d’exclusion définie. Pour finir, le service inspection contrôle minutieusement les installations et s’il donne un avis favorable, l’unité redémarre pour six ans. La pression retombe ... la phase de démobilisation débute. Chacun retrouve son travail habituel, les échafaudages sont démontés (ce qui prend des semaines), les installations de chantier sont déposées, l’unité est nettoyée, etc.

Un arrêt réussi, c’est avant tout un arrêt sans incident de sécurité et sans aucun impact sur l’environnement. C’est également un arrêt qui respecte les exigences en termes de qualité, tout en tenant le planning et le budget. La réussite d’un arrêt repose sur la mobilisation, suffisamment tôt, d’une équipe motivée et impliquée. C’était le cas en 2013. Grâce à l’engagement de tous, ce fut une réussite. J’en garde le souvenir d’une aventure humaine hors du commun, stressante et motivante à la fois.

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