Pétrochimie | - France

Un nouveau clarificateur à Carling : entre innovation et nouvelle ère informatique

En 1985, après 10 ans de fonctionnement, la distillerie de pétrole brut s’arrête. Faire fonctionner cette unité en l’état aurait nécessité un arrêt décennal réglementaire. De plus, la distillerie produisait des huiles lourdes utilisées comme combustible, ce qui devenait incompatible avec les nouveaux objectifs visant à réduire l’impact environnemental. L’alimentation en naphta du vapocraqueur s’effectue alors par trains et par pipeline, ce qui conduit à des coûts de transport élevés.

Pour réduire ces coûts, l’idée est de faire remonter le naphta par le pipeline de pétrole brut. On procède alors à des essais de pompage mais, à l’arrivée, un traitement de clarification s’avère nécessaire. Une équipe de projet est constituée, intégrant le procédé central, situé à Verneuil, l’équipe « procédés » et le bureau d’études de l’usine. Les travaux de transformation de la distillerie de pétrole en clarificateur de naphta débutent en 1986.

Le personnel d’exploitation de la distillerie ayant, depuis l’arrêt, été réaffecté sur d’autres ateliers, il a fallu rassembler rapidement une nouvelle équipe pour participer au projet, suivre le chantier, écrire les nouvelles consignes d’exploitation, préparer les opérations de prédémarrage, etc. Nous avons demandé du renfort extérieur temporaire avec des techniciens spécialisés en pétrochimie (Ipedex), qui se sont très bien intégrés au sein de l’équipe en nous faisant profiter de leur expérience et leur savoir-faire. Nous avons profité de la nouvelle ère informatique des années 80, avec notamment le projet de numérisation du vapocraqueur, et il a été décidé de démarrer le clarificateur entièrement en numérique : notre équipe a donc travaillé avec les experts de la numérisation, notamment Honeywell, ainsi que les équipes dédiées du bureau d’études et du vapocraqueur, exploitation et maintenance.

Le clarificateur démarre ainsi en 1987, et va fonctionner de nombreuses années et bénéficier régulièrement d’améliorations et de plusieurs augmentations de sa capacité, jusqu’à son arrêt définitif en février 2012.
L’ensemble de l’équipe a particulièrement apprécié cette période de la vie de l’usine, avec le démarrage d’une nouvelle unité, le travail en équipe, l’intérêt de la numérisation, les relations entre les différentes entités concernées, la motivation de participer activement à la mise en place des nouvelles technologies sur le site, et de partager cet élan avec les différents acteurs impliqués. Pour ma part, depuis cette époque, je n’ai jamais perdu cet engouement pour les nouvelles technologies et le numérique.

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